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TRINOME ACADEMIQUE

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Session Trinome du 22 novembre 2006 à Châteauroux

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Écrit par Patrick Perrier Jeudi, 17 Septembre 2009 15:05

COMPTE RENDU JOURNEE TRINOME ACADEMIQUE 22 NOVEMBRE 2006 CHATEAUROUX

La journée se déroule dans deux lieux différents. A la caserne du 517 Régiment du Train et à l’aéroport

Marcel Dassault.

Allocution du colonel Laplace, commandant la 517 RT

Le 517 est un régiment à 1000 hommes polyvalent et projetable.

Le site :

1916 : le terrain sert à l’entretien des avions

1918 : on y forme les pilotes américains

1942 - 1944 : Ecole de chasse de la Luftwaffe

1951 - 1967 : Base Us

1968 - 1998 : Ecole de formation du matériel

1998 : Arrivée du 517° RT

Le régiment

1/09/44 : Création du GT 517 à Rivoli (Algérie). Il assure le ravitaillement des armées françaises.

1/06/46 : Le GT 517 est formé à Pakse (Laos). De là vient son insigne portant l’éléphant et la carte de

l’Indochine

1/03/56 : Création du BT 517 au Maroc. Chargé d’assurer la sécurité des populations , le BT 517 deviendra

unité logistique

1958 – 1979 : L’unité est dissoute

15/07/79 : Création du 517 RT à Laon puis déménagement à Couvron

01/07/98 : Le 517 s’installe à Châteauroux

Il fait partie des 89 régiments français à 1000 hommes. C’est le deuxième employeur de la ville après

l’hôpital.

Ses missions sont :

- Aide à la mobilité des blindés. Le régiment peut transporter une brigade de 80 chars

- Transport

- Missions diverses (vigipirate…)

- Site Japd

- Accueil des élèves stagiaires de 3°

- Centre d’examen régional militaire

Actuellement le régiment a 379 hommes hors de France (Cote d’Ivoire, Kosovo, Bosnie…). Régiment

opérationnel, ses militaires sont en moyenne absents 8 mois/ an de France.

Le colonel insiste sur les qualités du militaire

- anticipation

- polyvalence

- adaptation

Compte rendu de l’exposé de M. Louis Renaudet, prof d’histoire géographie à Châteauroux

Introduction : De 1962 à 1997, on assiste à un lent déclin de l’armée de masse. Déclin qui a aboutir à la

professionnalisation de l’armée. L’exposé s’appuie sur l’étude des discours des députés. D’emblée une idée

forte demeure : L’armée c’est la Nation.

I. Les députés face à l’évolution des missions et des moyens des armées

1. L’impératif opérationnel

: Dès 1962/65, apparaît un accord sur la multiplication des opérations

extérieures ce qui nécessite une certaine professionnalisation de l’armée. Ainsi Pierre Messmer le soulignait il

à propos de l’opération sur Kolwezi en 1978. De cette idée va sortir plus tard la FAR (1980) de 50 000

hommes à majorité professionnels. Peu à peu, les opérations extérieures devenant les missions essentielles de

la France, la professionnalisation s’impose.

En fait deux événements vont précipiter le processus :

- la fin de la guerre froide

- la guerre du Golfe de 1991 (op. Daguet)

Cependant il y a des résistances sur la professionnalisation totale. Certains députés ont peur de voir disparaître

le lien armée- Nation. Le pas décisif sera franchi en 1994 avec le 2° Livre blanc de la Défense qui aboutira à

la loi de 1997. Dans ce débat, les députés gaullistes se montrèrent les plus ardents défenseurs de la

professionnalisation.

 

2. L’impératif technologique :

Dès les années 60, on avait conscience de la nécessité de moderniser

l’armée. Le débat oppose quantitatif / qualitatif. On craint chez certains que la techn ologie n’efface ‘humain.

Le consensus sur la technologie s fait dans les années 80.

Le débat se centre surtout sur ‘armée de terre comme symbole de l’armée. Déjà avec le nucléaire, l‘armée de

terre semblait dépassée par l’armée de l’air. Transparait alors dans les années 70 le sentiment d’être délaissé.

La projection cependant rendit à l’armée de terre son importance.

 

3. L‘impératif financier :

Durant les trente glorieuses, le problème ne se posait pas et les budgets

militaires étaient élevés. Mais à partir des années de crise, les budgets militaires souffrent.

 

II. La France, l’Armée et la guerre, des lins indissociables.

1. Défendre le territoire national : l’Armée « boulier » de la Nation :

La dissuasion nucléaire est

acceptée par tous. Mais pour les députés cela ne suffit pas, il faut aussi une armée conventionnelle pour

défende le territoire national.

 

2. Les opérations extérieures :l’Armée porteuse des valeurs nationales dans le monde

: Beaucoup e

politiques voient l’Armée comme porteuse des valeurs de la France dans le monde. La France reste la Grande

Nation quia un message (les Lumières). Dans leur esprit, la France se confond avec le message. L’Armée

porte ce message. La France est une puissance moyenne ais elle est grande dans ses valeurs. Ainsi pour l’Irak

le discours du Ministre des Affaires Etrangères de Villepin à l’ONU rappelle ces valeurs. L’acharnement des

USA contre la France, vient du fait que pour Washington, la France pouvait donner une caution moale.

 

3. La France face au mercenariat entrepreneurial :

Les anglo-saxons privatisent la guerre. Se sont

alors formé des société militaires privées. Ces sociétés sont même cotées en Bourse. Les SMP sont en Irak le

deuxième contingent après les USA. Ces sociétés ont même proposé leurs services à l’ONU. La France est

hostile à ces sociétés et la loi punit le mercenariat au titre que cette activité militaire n’est liée à aucune valeur.

Le mercenaire travaille pour l’argent. Si un soldat américain gagne entre 2 et 3000 $ par mois, un contractuel

d’une SMP peut toucher 10 000 $.

L’exposé s’achève en insistant sur l’importance du lien Armée Nation.

Après un déjeuner pris au mess du 517°, les participants sont emmenés en car militaire jusqu’à

 

l’aéroport

Marcel Dassault.

Là nous fûmes reçus par le directeur qui nous présenta son aéroport.

- C’est un aéroport de fret de 360 hectares qui sert aussi de centre d’entraînement des équipages ainsi que de

la maintenance aéronautique. C’est ainsi que Châteauroux dispose du premier centre de démantèlement

d’avions d’Europe.

 

Le thème de l’après – midi était la sûreté aérienne.

- Il fut d’abord question de

la sûreté aérienne civile. C’est Monsieur Aussourd, ancien responsable de

la sûreté de l’aviation postale à Roissy qui nous fit l’exposé. Roissy est le grand hub de la poste. Le livre

blanc de la Défense de 1994 reconnaît les risques de terrorisme ainsi que criminels (trafic de drogue…).

M. Aussourd rappelle qu’il ne faut pas confondre sécurité (accidents…) et sûreté (protection de l’aviation

contre les interventions illicites (détournement…). Il rappelle que dans les années 70 il avait dans le monde 5

détournements d’avions par an.

La sûreté repose sur le zonage de l’aéroport. Il y a d’abord la zone publique librement accessible et les zones

réservées qui sont soumises au filtrage. On distingue la zone A : l’avion – la zone B : le tri des bagages – la

zone F : le stockage du fret au départ. Et la zone P : l’embarquement des passagers. L’accès à ces zones par

le personnel de l’aéroport n’est possible que sur présentation ‘un badge. Un badge donne droit à l’accession à

une zone particulière et non à toutes. Les véhicules sont également soumis au port d’un badge. Quant à la

surveillance, elle est assurée par la police dans la zone publique et par la gendarmerie pour les zones

réservées. La douane surveillant la zone de fret. Le filtrage est de plus en plus confié à des sociétés de

gardiennage privées et dans la zone de fret, chaque entreprise est aussi responsable de sa sûreté.

Pour la gestion des passagers, les principes sont les suivants :

- contrôles contraignants et contrôles aléatoires

- séparation impérative des flux de départ et des flux d’arrivée

- ne jamais dissocier e passager de son bagage

Pour la gestion du fret, les contraintes sot les mêmes. Si dans le dépistage il se pose un problème, on fait

intervenir un chien, mais il faut savoir que celui ne peut travailler plus de 20 minutes.

C’est l’ENAC à Toulouse qui se charge de la formation des formateurs à la sûreté.

Mais M. Aussourd souligne également que le terrorisme doit faire l’objet d’un traitement à sa source c'est-àdire

régler les causes politiques et économiques qui le favorisent.

-

la sûreté militaire aérienne a été présentée par le Lieutenant colonel Vialletun, attaché à la défense

aérienne au centre de Taverny.

- Le Centre de conduite des opérations aériennes doit garantir la souveraineté nationale au dessus de l’espace

aérien du pays.

Sa mission n° 1 est la défense aérienne et la conduite des opérations et sa mission n°2 est la gestion des

satellites et la recherche/ sauvetage.

La défense aérienne du territoire est assurée par des radars fixes et de Awaks basés à Avord. La menace est

ensuite évaluée par les CDC (il y en a 5 en France dont un dans la région à Saint Mars la Pile, les autres sont à

Mont de Marsan, Nice, Lyon et Drachenbronn) enfin l’intervention se fait à l’aide des avions, des hélicoptères

ou des missiles.

L’espace aérien français c’est 15 000 avons par jour. Il faut donc d’abord les détecter puis les identifier. Ces

avions sont alors classés en ami, douteux, suspect et hostile appelant en ce cas sa destruction, décision prise

par l’autorité politique et non l’autorité militaire. La Haute autorité de la défense aérienne est en effet placée

sous l’autorité du premier ministre. Enfin cette surveillance de l’espace aérien fait l’objet d’accords

européens. Ainsi si un avion de chasse allemand intervient au dessus du territoire allemand, il peut continuer à

pister l’avion suspect au dessus du territoire français, il passe en ce cas sous commandement français.

Les moyens d’intervention sont les chasseurs basés à Cambrai, Orage, Lann-bihoué, Creil, Mont de Marsan.

A Paris ce sont des hélicoptères. Ces appareils doivent pouvoir intervenir sur tout point du territoire en moins

de 15 minutes.

Les opérations de sauvetage sont l’autre activité de Taverny. En 2005 il y en eu 120 mais 15 seulement

justifiées. La moyenne est d’un sauvetage justifié sur 100 lancés.

Le centre de Taverny va se transporter Lyon. Ce nouveau centre opérationnel en 2007 se trouve à 150 m sous

terre et comporte 50 hommes.

-

La Gendarmerie du Transport aérien :

Crée en 195 à Orly elle assure les missions habituelles des gendarmes, la surveillance aéronautique du

territoire et les enquêtes sur les accidents aériens en France ou à l’étranger. Elle compte 1000 hommes répartis

entre le G Nord (Nantes, Châteauroux et Strasbourg) et le G Sud (Aix). Le GTA de Châteauroux exerce ses

fonctions sur les départements de l’Indre de l’Indre et Loire, du Loir et Cher et du Cher, ce qui représente 89

terrains d’aviation. L’activité en 2006 ft de 644 contrôles, 91 avions contrôlés, 157 vols sensibles et 9

accidents aériens dont 2 mortels.

La journée s’acheva par une présentation du matériel de la gendarmerie : radar, motos, camion d’investigation

criminelle. Les gendarmes firent également une démonstration de dépistage de drogue par un chien

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